Assemblée de la fonction publique: 11 avril à 20h à la Salle de Faubourg

 COMITÉ UNITAIRE DE LUTTE DES SERVICES PUBLICS

SSP/VPOD  et Cartel  Intersyndical  du  personnel  de  l’Etat  et  du

secteur  subventionné
Conférence de presse du 7 avril 2016
A l’heure où une nouvelle rencontre avec le Conseil d’État est programmée
: la position des organisations du personnel
Interrompues depuis le 22 mars, les rencontres entre les représentants du personnel et la délégation du Conseil d’État vont reprendre le 22 avril prochain. Dans ce contexte, le souhait exprimé par le président du gouvernement de voir «commencer de vraies
négociations» a de quoi inquiéter les représentant.e.s du personnel.
Une telle assertion suppose que ce qui a fait l’objet de rencontres depuis la fin du mois de janvier n’a jamais été une négociation. Et pour cause, enfermé dans son dogmatisme budgétaire, le Conseil d’État a refusé d’entrer en matière et de négocier sur les propositions de recettes nouvelles que nous lui avons soumises. Il est dès lors à craindre que la notion de vraies négociations couvre la volonté du gouvernement de revenir à
l’attaque avec son objectif de réduction de la charge de fonctionnement de l’État par une baisse de 5% par an de la masse salariale.
Prétextant l’urgence de rembourser une dette qui reste somme toute relativement légère en comparaison internationale–à titre d’exemple, la dette de l’Allemagne, locomotive économique de l’Europe se situe à plus de 80% de son PIB, alors que la dette genevoise représente moins de 25% du produit cantonal brut- le Conseil d’État s’entête dans une logique d’austérité imposée à la population et à celles et ceux qui travaillent
pour l’État et le secteur subventionné.
Nos craintes ne peuvent qu’être confortées par les accommodations comptables auxquelles s’est livré le gouvernement en transformant les résultats bénéficiaires de l’exercice 2015, plus de 200 millions, en déficit grâce à une provision qui aurait pu être étalée sur plus de 12 ans. Cette liberté prise avec les chiffres permet par ailleurs au Conseil d’État de se dégager tout autant de l’accord signé avec les organisations syndicales que du vote du Grand Conseil favorable au versement de l’annuité au personnel de l’État.
De plus, la dramatisation à souhait entreprise depuis quelques semaines, de la situation de la caisse de retraite–une situation, de nouveau, qui est loin d’être dramatique puisque, si la CPEG enregistre un résultat légèrement négatif en 2015, elle a connu un rendement de plus de 7% en 2014, soit bien au- delà des 4% escomptés-le Conseil d’État essaie de peindre le diable sur la muraille et de faire croire que la populationdevra passer à la caisse pour garantir la pérennité d’une caisse qui n’est de loin pas en péril.
De plus, cette dramatisation vise à permettre à un gouvernement qui a fait preuve de son total isolement, d’essayer de reprendre le leadership politique en fédérant autour de lui toute la haine anti caisse de retraite des secteurs les plus durs de la droite parlementaire et sociale.
Enfin, en refusant de déposer un budget, le gouvernement condamne les services publics à se priver des centaines de postes qui avaient été budgétés et qui font cruellement défaut.
Ainsi, face à ces craintes, le Comité unitaire a décidé de relancer les mesures de mobilisation du personnel, seul moyen, les mois de novembre et décembre l’ayant amplement démontré, de faire valoir nos raisons et de ramener le Conseil d’État à la raison.

A cet effet, une assemblée générale du personnel est convoquée pour ce lundi 11 avril à 20 heures à la salle du Faubourg. Elle est appelée à formuler et valider les revendications que nous allons soumettre le 22 avril prochain et à décider du timing de la mobilisation à venir si le gouvernement devait persévérer dans sa logique d’imposition de l’austérité.

Parallèlement, les organisations représentatives du personnel œuvrent conjointement aux syndicats du privé,au monde associatif et aux partis de gauche, à l’organisation, le samedi 28 mai, d’une large manifestation populaire de refus des politiques d’austérité, en faveur de mesures qui répondent aux besoins prépondérants,sociaux, économiques, cultur
els et environnementaux.
Genève, le 7 avril 2016